Martin Nasmushe s’est suicidé!

Vue du Pénit’Club Montessori de Bordeaux-Gradignan. Image d’archive.

Lundi 11 novembre 2050

Homer Cokhless, correspondant

C’est en tout début de début de matinée, c’est-à-dire très tôt ce matin, que nous avons appris le décès de Martin Nasmushe, survenu au Pénit’Club Montessori de Bordeaux-Gradignan. Le néo-détenu se serait donné la mort dans sa cellule. Ironie du sort quand on y pense car depuis trois ans (c’est-à-dire depuis que tout va bien), ce Pénit-Club était classé numéro 1 des établissements pénitentiaires, tous critères confondus : sécurité, respect des normes sanitaires, réinsertion, etc. Le centre était même en tête du championnat « Mailles à Partir » (championnat national de tricotage), catégorie Masculine.

La piste du suicide privilégiée

Martin Nasmushe est décédé des suites d’un empoisonnement au cyanure. Assassinat ou suicide, les enquêteurs favorisent la piste du suicide. Gravé à l’ongle sur son support de méditation (anciennement nommé sommier, ndlr), une étrange inscription « sous l’eau est l’au-delà » a été retrouvée. « Nous n’écartons pas la piste de l’assassinat mais l’état des mains et les particules retrouvées sous les ongles du défunt ont tendance à nous faire privilégier la piste du suicide » Commente Ludovic Cruchot, le Méta-Shérif en charge de l’affaire. « D’après les traces qui ont été retrouvées sur la gencive du prévenu, le cyanure aurait très bien pu avoir été dissimulé dans la dent creuse de Martin Nasmushe», poursuit enfin Ludovic Cruchot. 

Un secret dans la tombe?

Martin Nasmushe n’a laissé aucune lettre. Seule cette étrange inscription : « sous l’eau est l’au-delà ». Etrange message posthume d’un homme qui n’aura pas hésité à pratiquer sur son frère des expérimentations scientifiques interdites depuis les accords internationaux de Pyongyang. Quel sens donner à cette mort à quelques jours du procès ? A-t-il été rongé par la honte de la culpabilité ? Martin a-t-il voulu protéger le fruit de son savoir défendu en l’emportant dans la tombe ? 

Photo d’Edgard Davu lors de sa pause, gardien qui a retrouvé le corps et l’inscription

Une crise métropolitaine, un enjeu planétaire

Bordeaux Macropole vit une crise d’ampleur uchronique. Dans la rue ainsi que dans l’arène politique, la satisfaction faisait l’unanimité depuis trois ans. Aujourd’hui, les macropolitains s’affrontent entre les pro et anti Nasmushe et tous les services de la Macropole affichent désormais un taux de satisfaction en chute libre. Notre paradis perdu dans la tourmente d’un tremblement de terre aux enjeux planétaires. Les polémiques enflent, faisant de Bordeaux-Macropole le laboratoire grandeur nature d’un possible changement de paradigme pour l’humanité. Profitons-en pour souhaiter une bonne fête à tous les « morts pour la France ».

Info flash « Spéciale Envoyée »

Chloé Toupirre ne recule devant rien. Cette semaine, elle est allée à la rencontre des macropolitains. Alors, les citoyens, pour ou contre la prise de décision par une intelligence artificielle ? Un spécial épisode de « Spéciale Envoyée ».


Mention  : FACTS, Programme Arts&Sciences de l’Université de Bordeaux. Partenaire artistique : Primesautier Théâtre. Partenaire science-société : TousEnSciences


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