Les jumeaux Nasmushe : une histoire à vous mettre la tête au carré

Manoir Familial de la Famille Nasmushe sur les hauteurs de Beverly-Tresnes

Une édition écrite de votre magazine d’infofake « Spéciale Envoyée »

Par Chloé Toupirre, Spéciale Enquêtrice

Surprenante révélation dans l’affaire dite du « Bug de Nasmushe » ! Chloé Toupirre, indétrônable prix Fouille-Merde à l’international, est remontée aux sources d’une histoire bien peu ordinaire. 

Une enfance en demi-teinte

Les jumeaux Edi et Martin n’avaient que six mois quand leurs parents se sont séparés. Martin grandira à Bordeaux avec sa mère, Mure Aricie, égérie du Music-Hall. Edi, lui, partit en Allemagne du Sud auprès de son père, le neurophysicien Elégial Nasmushe, décédé 7 ans plus tard. C’est au domicile de sa tante canadienne (Mona Trefacile) alors en charge de son éducation, qu’Edi découvre (en 2036), un « pola » jauni sur lequel il n’est pas un, mais deux ! Edi mène promptement l’enquête et se rend à Bordeauxafin de rencontrer ce frère jumeau jusqu’alors inconnu.

Des perspectives réjouissantes…

Tels des siamois scalpés à vif, Martin et Edi Nasmusheont du mal à réaliser ce qui leur arrive. Ils ne peuvent pourtant nier l’évidence : ils sont exactement pareils ! Outre leurs similarités physiques, ils portent les mêmes costumes, marchent de la même façon, ont la même voix. Ils sont tous les deux célibataires, ont le même tempérament sanguin, les mêmes goûts culinaires, ainsi qu’un même (et désopilant) sens de l’humour. Détail surprenant, c’est Edi qui suivra les traces de sa mère en tentant (sans grand succès) une carrière dans le music-hall alors que Martin deviendra le très grand neurochirurgien que l’on connaît (voir article à paraître le 21 octobre). Des retrouvailles bouleversantes qui laissaient entrevoir des lendemains qui chantent. Et là, c’est le drame.

…à la projection déroutante

Quelques semaines à peine après leurs retrouvailles, Edi est malheureusement victime d’un accident de véhicule autonome. Ce dernier l’aurait projeté dans un mur, prenant la décision d’éviter le passant qui passait (et qui traversait dans les clous, ndlr). Atteint au cortex frontal et privé de son œil gauche, Edi devient, irrémédiablement, une personne assistée (ne pas traduire « personal assistant », ndlr). Martin le prend alors en charge au sein du manoir familial. Edi y vivait depuis, reclus et toujours privé de ses capacités mentales. En effet, Martin n’a pu lui faire retrouver que l’usage de son œil perdu et le contrôle de ses arrières, concevant pour l’occasion la prothèse (d’un réalisme à s’y méprendre, ndlr) qui a permis l’identification d’EDI. 

Un sacré bond dans le temps

L’histoire s’arrête ici. Rien, rien, rien, notre équipe « spéciale envoyée » ne peut rien dire de plus des treize dernières années de la vie d’Edi, a prioricoupé et ignoré du monde jusqu’à sa plus remarquable « entrée sur scène », dans les services de l’hôpital militaro-trotskiste « EPIC Colégram » la semaine dernière.

Mention : FACTS, Programme Arts&Sciences de l’Université de Bordeaux. Partenaire artistique : Primesautier Théâtre. Partenaire science-société : TousEnSciences

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